Biographies des héros spirituels de la terre de Géorgie, moniales, moines, ascètes, martyrs, clercs ou laïcs qui ont fait briller sur elle la Lumière du Christ!

mercredi 26 octobre 2016

Saint hiérarque Antoine (ANTON) DE TCHQONDIDI et son disciple le hiéromoine JACQUES (Iakob) L'ANCIEN (18e-19e siècles)



Mémoire le 13/26 octobre


Saint Antoine (Anton) de Tchqondidi est né de la famille d'Otia Dadiani, prince d'Egrisi (maintenant Samegrelo). La mère d'Anton, Goulkan, était la fille du prince Shoshita III de Racha. Il y eut six enfants dans la famille: cinq garçons et une fille. La sœur d'Antoine, Marie (Mariam) épousa le roi Salomon le Grand d'Imereti.



Les enfants reçurent leur enseignement primaire de leur mère, qui avait été élevée dans la foi chrétienne et elle transmit la foi à ses enfants. Sa foi vivante et ses valeureux travaux furent un exemple pour tous ceux qui l'entouraient. Après la mort de son père, le jeune Antoine fut élevé par son frère aîné Katsia. Sa famille préparait Antoine à une carrière diplomatique, et donc ils consacrèrent une attention particulière à son étude de la philosophie, de la littérature, des principes fondamentaux de la poésie et de l'art, et des langues étrangères (en particulier turque et persane).



Dès le début du 17e siècle, les dirigeants d'Egrisi ne désignaient que leurs propres parents au diocèse de Tchqondidi. Nicolas (Nikoloz), l'un des frères aînés d'Antoine, fut préparé pour l'évêché, mais il était trop attaché au monde pour s'engager sous le joug de l'ascétisme. Le jeune Antoine, cependant, était zélé pour la vie monastique, et bientôt il fut tonsuré.


Le nouveau moine Antoine senti l'imperfection de son éducation spirituelle et demanda aux moines du monastère de Martvili à Egrisi de l'aider à rattraper son manque de connaissances. Un groupe de missionnaires français arrivèrent pour lui enseigner les bases de la philosophie scolastique, qui était très en vogue en Europe à cette époque. Antoine reconnut toutefois que ses précepteurs étrangers avaient entaché la doctrine orthodoxe avec le poison de l'hérésie. Un jour, lors d'un repas, Antoine se tourna vers un Français et lui demanda: "Pouvez-vous verser le vin dans cette coupe remplie d'eau et l'empêcher de se mélanger avec l'eau?"

Le prêtre catholique répondit que c'était impossible, et Antoine répondit: "DE même qu'il est impossible de verser de l'eau et du vin en un seul récipient et de les empêcher de se mélanger, ainsi, il est impossible de mêler la doctrine orthodoxe et l'hérésie!" A partir de ce jour Antoine se sépara des missionnaires français.

La soif d'apprendre ne laissait pas le jeune moine en repos.

Pour approfondir ses connaissances, saint Antoine se rendit à Tbilissi, à la cour du roi Erekle II. La femme du roi, la reine Daredjan, était la cousine d'Antoine-enfant de son oncle, Katsia Dadiani.

En 1761, saint Antoine fut consacré évêque de Tsageri (en Svaneti inférieure). Il devint rapidement célèbre pour ses sermons éloquents, qui inspirèrent le Catholicos de Géorgie lui-même.

Epuisé par le jeûne, le visage de saint Antoine commença à ressembler à celui d'un ange. Conformément à ses ordres, un repas quotidien était préparé pour les pauvres à la résidence de Tchqondidi. Tous les évêques ultérieurs de Tchqondidi ont continué cette pratique.

Au 18ème siècle, de nombreux seigneurs féodaux de Géorgie occidentale (en particulier Egrisi) commencèrent à négocier des esclaves pour le profit. Vladika Antoine s'opposa audacieusement à cette activité immorale, et dans les années 1792 à 1794, il organisa une série de conciles de l'Église pour condamner publiquement les marchands d'esclaves.

En 1788, Antoine approuva les concessions de vastes terres aux monastères de Martvili, Nakharebou et Sairme. Il convainquit les Dadianis d'exempter ces terres de l'impôt.

En 1789, Antoine, à présent métropolite, quitta Tchqondidi pour le monastère de Nakharebou, qu'il avait bâti. Il enrichit le monastère avec des objets sacrés, des icônes anciennes et des terres. Il y passa le reste de ses jours.

Saint Antoine de Tchqondidi reposa en Christ en 1815 à un âge très avancé et il fut enterré au monastère de Nakharebou.

Fils spirituel de saint Antoine, ami dévoué, et son assistant, le hiéromoine Jacques (Iakob), habita aussi comme un saint dans ce monde et il fut reçu dans le Royaume des Cieux.

Brillant comme le soleil de ta sainteté, ô saint hiérarque Antoine et toi Jacques l'Ancien, priez le Soleil de Justice d'éclairer nos âmes!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Lives of the Georgian Saints
de
l'Archiprêtre Zakaria Machitadze

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